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Les troubles psychiques

 

  Epilepsie.

 Epilepsie accompagnée de troubles psychiques.

  •      Personnalité épileptique où apparaissent souvent des traits de caractère et de comportement tels que : conscience angoissée de la maladie, impulsivité, labilité de l’humeur, glischroïdie (viscosité affective et persévération intellectuelle), méticulosité, culpabilité.
  •      Manifestations névropathiques durables (névrose d’angoisse, obsessionnelle, hystérique) ou paroxystiques (crise de conversion hystérique alternant avec les crises épilepsie).
  •      Manifestations psychotiques aiguës (bouffée délirante ou chronique (psychose hallucinatoire chronique). 20% des enfants psychotiques présentant des crises convulsives.
  •      Débilité et épilepsie peuvent provenir d’une même étiologie.

 

 Epilepsie à sémiologie psychiatrique.

  •      Etats crépusculaires ++ : baisse de la vigilance, illusions et hallucinations, thèmes délirants, sentiment de dépersonnalisation, comportements automatiques.
  •      Accès confuso-oniriques de durée brève (quelques heures), équivalents d’une crise ou au décours d’une crise.

 

  Traumatisme crânien.

 

  1. - Troubles immédiats :

  • Confusion mentale secondaire à la confusion cérébrale ;
  • Crise comitiale, souvent sans lendemain ;
  • Troubles du sommeil, transitoires, avec reviviscence pénible du traumatisme.

 

  1. – Troubles apparus secondairement :

  • Trouble de la vigilance : hématome sous-dural ?
  • Epilepsie post-traumatique,
  • Syndrome de Korsakoff,
  • Syndrome subjectif des traumatisés du crâne : difficulté de concentration intellectuelle, amnésie de fixation, vertige etc…
  • Difficultés sociales sont souvent préalables : mauvaise insertion socioprofessionnelle, profession peu valorisante.
  • Et bien d’autre encore…

 

  Alcoolisme aigu et chronique.

 

  1. – Alcoolisme aigu.

 

  1. Diagnostic positif : souvent évident.

                L’intoxication alcoolique aiguë peut se schématiser ainsi :
  • Phase d’excitation psychomotrice simple avec perte de contrôle des fonctions supérieures et libération des tendances instinctives. La vigilance est diminuée. L’euphorie est fréquente ;
  • Phase d’incoordination où apparaissent des troubles tels que démarche titubante, dysarthrose ;
  • Phase de coma (alcoolisme supérieur à 3 g/l).

 

    Les ivresses pathologiques en règle amnésiques peuvent être :
  • excito-motrice : agressivité ð fureur clastique ;
  • hallucinatoires : hallucinations visuelles et auditives ;
  • délirantes : thème mégalomaniaques, jalousie ou persécutifs.

 

  1. Diagnostic différentiel :

  • Hypoglycémie qui peut accompagner l’ivresse ou la simuler ;
  • Hématome sous-dural, parfois d’autant plus trompeur que le traumatisme est ignoré ;
  • Méningo-encéphalite accompagnée d’hyperthermie.
  • Delirium tremens débutant.

 

  1. Traitement :

  • Vitaminothérapie B6 par voie parentérale (500 mg à 1 g en IM) peut accélérer l’élimination de l’alcool.
  • Un traitement sédatif peut être nécessaire. Il doit toujours être prudent en raison des risques de potentialisation avec l’alcool et surtout de dépression centrale. Donc surveillance +++.

 

  1. Alcoolisme chronique.

 

  1. Accidents de sevrage.

  • Le syndrome de sevrage : insomnie, cauchemars, sueurs, nausées et vomissement, syndrome neurologique (tremblement, troubles de la coordination). En l’absence de traitement il y a risque d ‘évolution vers le pré delirium tremens ou pré D.T. (apyrétique) puis delirium tremens ou D.T. (avec hyperthermie).
  • Un syndrome dépressif peut aussi apparaître à la suite d’un sevrage alcoolique.

 

  1. Complications psychotiques.

  • Idées fixes post-oniriques.
  • Hallucinose des buveurs : hallucinations acoustico-verbales reconnues par le sujet lui-même comme perception sans objet.
  • Psychose hallucinatoire chronique des buveurs : véritable psychose hallucinatoire d’apparition secondaire à l’alcoolisme.
  • Délire de jalousie avec exacerbation des traits paranoïaques hypersthéniques (méfiance, rigidité, orgueil, sthénicité agressive…).

 

  1. Encéphalopathies éthyliques.

  • Encéphalopathies carentielles.
  • Encéphalopathie de Wernicke : confusion mentale + troubles de l ‘équilibre + hypertonie extrapyramidale + paralysie oculaire. Ondes lentes à l’EEG. Amélioration par vitamine B1.
  • Syndrome de Korsakoff et règle associée à une cirrhose.
  • Maladie de Marchiafava-Bignami : démence + rigidité des membres + dysarthrie.
  • Pseudopellagre alcoolique : hyperthermie + hostilité. Traitement par vitamine PP.
  • Encéphalopathie porto-cave : toujours secondaire à une cirrhose. Le syndrome confusionnel est accompagné d’un flapping-tremor (tremblement passif lent des membres inférieurs) et du foetor hépaticus (odeur de pomme aigrelette de l’haleine). Ondes lentes à l’EEG.

 

  1. Les démences alcooliques sont l’aboutissement des diverses encéphalopathies.
 
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